Un trou dans un pull, une maille tirée, une couture qui commence à lâcher… Quand un vêtement est abîmé, la première question qui nous vient souvent à l’esprit est : est-ce que ça vaut encore le coup de le réparer ?
La réponse n’est pas toujours évidente.
Un vêtement très usé sur l’ensemble de sa surface ne sera pas forcément un bon candidat à la réparation. À l’inverse, un pull en très bon état avec un petit trou peut souvent être réparé et continuer à être porté pendant plusieurs années.
Alors, comment savoir s’il vaut mieux réparer ou jeter un vêtement abîmé ?
Voici 5 questions à se poser avant de prendre une décision.
1. Dans quel état général est le vêtement ?
Avant de regarder uniquement le trou ou l’accroc, prenez quelques instants pour observer l’ensemble du vêtement.
Est-ce que la maille est encore solide ? Les poignets et le col sont-ils en bon état ? Les coutures tiennent-elles correctement ? Y a-t-il d’autres zones très fines ou déjà fortement usées ?
C’est particulièrement important pour les vêtements en maille.
Un petit trou situé sur un pull qui est encore en très bon état peut être relativement facile à traiter. En revanche, si plusieurs zones sont déjà très fragilisées, que le pull est feutré, la réparation risque d’être plus importante et complexe et de ne pas suffire à prolonger réellement la vie du vêtement.
Le trou n’est donc qu’une partie du diagnostic.
Avant de réparer, il faut regarder le vêtement dans son ensemble.
2. Le problème est-il localisé ?
Deux vêtements peuvent avoir un trou de taille similaire et nécessiter des réparations très différentes.
Un petit trou bien délimité, une maille tirée ou quelques mailles perdues ne présentent pas les mêmes difficultés qu’une grande zone où la maille s’est largement défaite.
La localisation du problème compte également.
Une zone très sollicitée ou soumise à des frottements répétés peut être plus difficile à préserver durablement. À l’inverse, un défaut localisé sur une maille encore saine peut parfois être réparé sans difficulté majeure.
Dans le cas d’un vêtement en maille, la technique utilisée dépend notamment de la construction de la maille, du fil, de l’étendue des dégâts et de l’état général du vêtement.
3. Est-ce que vous avez encore envie de porter ce vêtement ?
C’est une question toute simple, mais elle est essentielle.
Un vêtement peut être parfaitement réparable sans pour autant mériter forcément une réparation.
Pourquoi ?
Parce qu’une réparation représente du temps, du travail et parfois un coût. Il est donc intéressant de se demander :
- Est-ce que je porte encore ce vêtement ?
- Est-ce que je l’aime toujours ?
- Est-ce qu’il correspond encore à mes besoins ?
- Est-ce que je me sentirai bien en le remettant une fois réparé ?
La meilleure réparation n’est pas nécessairement celle qui permet de sauver absolument tous les vêtements.
C’est celle qui permet à un vêtement qui a encore une utilité et une valeur pour vous de continuer sa vie.
Un pull que vous adorez mais que vous ne portez plus à cause d’un trou peut être un excellent candidat à la réparation.
4. Est-ce que le vêtement est techniquement réparable ?
Une fois l’état général et l’envie de conserver le vêtement évalués, reste la question technique.
Est-ce que ce vêtement peut réellement être réparé ?
Pour un vêtement en maille, plusieurs techniques peuvent être envisagées selon le problème rencontré.
Un petit trou peut parfois être repris à l’aiguille. Une maille tirée peut nécessiter de remettre les fils en place. Certaines mailles endommagées peuvent être réparées par remaillage.
Le remaillage consiste à reconstruire les mailles endommagées afin de retrouver la structure du tricot. Cette technique est particulièrement intéressante lorsqu’on souhaite réaliser une réparation discrète sur un vêtement en maille.
Mais tous les dégâts ne sont pas identiques.
La matière, la finesse du fil, la construction de la maille, l’emplacement du trou et l’état du vêtement sont autant d’éléments à prendre en compte.
Le remaillage n’est pas toujours la solution la plus adaptée. Parfois la pose d’un patch, le reprisage ou bien la broderie seront plus pertinents. Les techniques de réparation sont multiples.
C’est pour cette raison qu’une photo peut parfois permettre d’avoir un premier avis, mais qu’elle ne remplace pas toujours l’observation du vêtement lui-même.
5. Le coût de la réparation est-il cohérent pour vous ?
Dernière question, et pas des moindres : combien êtes-vous prêt à investir pour conserver ce vêtement ?
Une réparation demande du temps et un savoir-faire. Son prix dépend donc notamment de la nature et de l’importance du travail à réaliser.
Un pull de qualité que vous aimez, un vêtement ancien, une pièce fabriquée à la main ou simplement un vêtement que vous portez très souvent peuvent avoir une valeur importante pour vous, même si leur prix d’achat n’était pas particulièrement élevé.
La valeur d’un vêtement ne se résume pas à son prix.
Alors, faut-il réparer ou jeter ?
Il n’existe pas de réponse universelle.
Avant de jeter un vêtement abîmé, vous pouvez simplement prendre quelques minutes pour vous poser ces cinq questions :
- Dans quel état général est-il ?
- Le problème est-il localisé ?
- Ai-je encore envie de le porter ?
- Est-il techniquement réparable ?
- Le coût de la réparation me convient-il ?
Cette petite grille permet déjà de prendre une décision plus éclairée.
Et surtout, un trou ne signifie pas forcément qu’un vêtement est arrivé en fin de vie.
Dans le cas d’un pull ou d’un autre vêtement en maille, il peut être intéressant de demander un avis avant de le mettre définitivement de côté.
Vous avez un pull troué ou une maille abîmée ?
Si vous ne savez pas quoi faire de votre vêtement, vous pouvez m’envoyer une photo de la zone abîmée.
Je pourrai vous donner un premier avis sur la possibilité de le réparer. Et si une photo ne suffit pas pour se prononcer, je vous le dirai aussi : certains diagnostics nécessitent simplement de voir le vêtement de plus près.
Chez Laisse Mouton, je réalise notamment des réparations et du remaillage de vêtements en maille, avec l’objectif de leur permettre de continuer leur histoire le plus longtemps possible. Pour en savoir plus sur l’offre de remaillage, vous pouvez consulter cette page.
